Distorsion entre réalité et volonté politique et économique et la justice

Le constat valide que la cybercriminalité se développe tant en croissance financière, qu'en ingéniosité et sur le terrain. Ces éléments-là, Nadine TOUZEAU les avance depuis plusieurs années. Pour autant, le fait de subir est une réalité qui enquiquine le quotidien de nombreuses personnes allant de la victime, aux forces de l'ordre, RSSI et services juridiques.


Les enjeux des uns des autres et niveaux d'information montrent une distorsion plutôt impressionnante. Et c'est du vécu sur plusieurs affaires traitées par Nadine TOUZEAU et ses partenaires professionnels.


C'est à dire que lorsqu'une victime chef d'entreprise, cyberattaquée par ransonware par exemple, se retrouve sans données, avec des PC bloqués indiquant la somme à payer pour récupérer ses données et qu'elle veut porter plainte, ainsi qu'il lui a été conseillé, le parcours du combattant commence. Bien souvent au poste de police ou gendarmerie, ils ne savent pas comment répondre à cette attaque et prennent la plainte sans creuser véritablement par ce qu'ils manquent de formation et d'information le plus souvent.


Mais notre victime elle n'accepte pas cet état de fait, par que son travail, sa structure n'est plus opérationnelle partiellement ou en intégralité ! Elle veut récupérer ses données. Je déconseille de payer la rançon du fait que les données sont déjà volées et se retrouveront en vente sur le darkweb dans la très grande majorité des cas.


Notre victime veut que ça bouge et agisse et se retrouve dépitée lorsqu'elle reçoit du tribunal un courrier ne recevant pas sa plainte, malgré un ensemble de preuves apportées.  


Quand ces victimes viennent vers nous, elles sont choquées plus par le rejet de la justice, voire des forces de l'ordre que de l'acte du cybercriminel ! Elles se sentent incomprises, inconsidérées et totalement perdues. Souvent elles s'appuient sur des propos de personnaltés politiques, presses et organisme ayant pignon sur rue qui affirment être des soutiens en cas de cyberattaques. La mesure sur le terrain est très décalée.


L'enjeu est de taille entre la (cyber) sécurité dans l'univers économique et la crédibilité de la justice. La cybercriminalité se déploie et développe vite, sans attendre les réunions, concertations, audits, relectures de proposition de textes de loi, etc, bref un timing démesuré en comparaison avec l'espace cyber.


Subir ne peut plus sécuriser face au cyberattaque. Il est tant d'agir en changeant nos modes de fonctionnement, paradigmes et approches en commençant par intégrer ce qu'est réellement le cyberespace.