Pourquoi passer la frontière du terrorisme au cyberterroriste

Importer ses activités illicites dans le darkweb est une véritable manne pour le délinquant. C’est ainsi qu’il est constaté que les chiffres de la délinquance telle que les vols de biens ont diminué sensiblement dans le monde réel. Alors que les vols en tous genres en s’aidant du virtuel ont considérablement augmenté.

Le terrorisme n’y a pas échappé. Le darkweb offre la possibilité d’échanger, de diffuser des informations, vidéos et autres supports en vue de préparer un projet d’actes terroristes.  


De nombreux avantages favorisent une telle mutation : l’échange libre, caché, sans contrôle en un clic sur toute la planète. Un autre élément est le fait de moins se montrer physiquement avant de commettre les attaques terroristes. Le repérage ne se fait plus sur site en se déplaçant en personne.


Les informations se prennent et s’analysent autrement. Si une application telle que Google Earth permet de bien préparer physiquement son délit. Il n’en demeure pas moins que sans se déplacer, de nombreuses informations aident à mettre son plan en place « de chez soi ». Analyser les sites web des entreprises, des organisations, des manifestations à venir ou encore lire des posts sur LinkedIn, des échanges sur Tweeter, des humeurs sur Facebook sont autant d’éléments permettant de mettre en place une cible, un acte terroriste et de le préparer minutieusement avant un repérage dans le monde réel.


Depuis des années, les terroristes tels ceux ressortissants de l’EI sont préparés en ayant installé un réseau puissant, mondial, éclectique, utilisant souvent l’intimidation pour se faire aider à faire aboutir leur dessein. Tout type de profil alimente ce réseau avec des rôles distincts selon le poste qu’ils occupent, l’emplacement dans lequel ils vivent, les personnes qu’ils fréquentent afin d’alimenter les informations nécessaires pour que leur idéologie vive et se fasse comprendre au travers des actes terroristes.
Les informations se diffusent de visu dans des univers ralliant ces terroristes dont certains ont pignon sur rue ou sous couvert de religion, parfois par personnes interposées ou via le darkweb. Et lorsque l’acte terrorisme doit arriver, la cybercriminalité s’active autrement en bloquant certaines structures (tels Orange et ADP 10 jours avant le 13 novembre avec infiltration BotNets dont l’interrogation concernant ces actes demeure) par des cyberattaques.


La mutation des actes malveillants du réel au virtuel n’a pas fini de nous surprendre.

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